Visite de Monsieur le Ministre de l’Equipement et des Transports des chantiers de construction de l’autoroute Marrakech- Agadir
Date: 26/05/2009
Source: ADM Karim GHELLAB, Ministre de l’Equipement et des Transports, a accompagné, ce lundi 25 mai, la presse nationale pour une visite guidée des chantiers de construction de l’autoroute Marrakech- Agadir dans sa section entre Chichaoua et Imin Tanoute. Rappelons que la section entre Marrakech et l’intersection avec la RN8, peu avant Chichaoua, avait été mise en service le 5 janvier de cette année.
Cette visite a été l’occasion d’assister à la dernière phase de percement du tunnel dit d’« Ait Mellal» Ce tunnel situé au niveau du PK8+300 de la section Imintanout – Argana, permet le franchissement des hauts plateaux du grand Atlas à une altitude de 950 m. La variante tunnel a été introduite pour éviter un passage en très grands terrassements répondant ainsi à : - la préservation de la vallée Zouiat Ait Mellal pour laquelle l’étude d’impact a montré une importance écologique qui ne pouvait être ignorée. - L’optimisation des coûts de construction - L’amélioration des caractéristiques du tracé en réduisant la pente maximale de 5% à 1.3%.
Ouvrage majeur de l’autoroute, le tunnel est d’une longueur totale de 562 m couverte, dont les entrées nord et sud de 33 m de long chacune sont coffrés, le solde étant un ouvrage entièrement percé à travers la roche.
L’ouvrage terminé comportera deux tubes, dont les sections présentent une travée libre de 10,00 m et une hauteur libre de 5,50 m alors que l’espace supérieur est occupé par les ventilateurs de jet, les luminaires et la signalisation. Deux galeries situées 170 m l’une de l’autre permettent le passage entre les deux tubes du tunnel pour servie d’itinéraire d’évacuation en situation d’urgence.
Ce tunnel sera équipé, comme tous les ouvrages routiers modernes de systèmes de sécurité et d’exploitation garantissant un fonctionnement optimal:
• de ventilateurs pour l’aération et l’évacuation des fumées • de dispositifs de recueil des matières polluées • niches de sécurité et d’incendie avec portes coupe feu, • éclairage variable aux têtes réseau de défense incendie, • signaux d’affectation des voies et système de régulation du trafic, • réseau d’appel d’urgence, • surveillance vidéo avec détection automatique d’incident. • Réseau de signalisation à message variable (PMV)
Tous ces équipements seront contrôlés depuis un poste de gestion technique centralisé, implanté dans le centre d’exploitation de Marrakech situé à 96 km. L’alimentation électrique du tunnel est assurée par une ligne moyenne tension spécialement dédiée, secourue par groupe électrogène.
Les deux tubes ont été creusés simultanément en 3,5 mois seulement y compris les deux galeries transversales de sécurité. Le creusement du tunnel s’est opéré en effet à une vitesse moyenne de 4 à 8 m par jour par tube; il est assuré par un avancement à l’explosif. Cette, cadence relativement élevée, est obtenue notamment grâce à un Jumbo à Trois bras automatisé à guidage laser permettant de réaliser 150 trous pour le chargement de l’explosif en moins de deux heures. Les déblais sont évacués à l’extérieur par des engins et acheminés vers les zones de stockage. Les travaux de génie civil sont réalisée par l’Entreprise Tecnovia et les équipements de sécurité et d’exploitation seront installés par la société Indra. La visite a permis également de se rendre compte de l’état d’avancement et de l’importance des travaux engagés pour concrétiser ce projet d’envergure qu’est l’autoroute Marrakech- Agadir dans son ensemble et dans les délais prévus. D’une longueur de 230 km, l’autoroute Marrakech- Agadir coûtera environ 8 milliards de dirhams à son achèvement et portera le réseau autoroutier en exploitation à 1.095Km. La construction de cette autoroute revêt une importance particulière du fait du rattachement des régions sud au réseau des autoroutes. Elle mettra Agadir à moins d’une journée de Tanger.
Une attention particulière a été accordée à la préservation de la richesse écologique et environnementale des zones traversées. Elle a donné lieu plusieurs actions dans ce sens dont les principales sont : - l’évitement à la phase conception de la réserve de Ain Asmama - moindre empiétement sur les arganeraies - compensation des arganiers en plantant le triple du nombre d’arbres déboisés - réaménagement des zones de dépôt et d’emprunt et leur intégration dans leur environnement - recours au compactage à sec qui préserve Les ressources d’eau - réalisation de bassins déshuileurs pour piéger les matières polluantes avant rejet dans les cours d’eau.
Ceci sans oublier les effets bénéfiques d’une autoroute dans la diminution des rejets de CO2 dans l’atmosphère.
Le chantier de construction aura généré à son aboutissement plus de quatre millions jour de travail dont la main d’œuvre nationale et locale représentent respectivement 85% et 48%. La chantier a également connu une importante participation des entreprises nationales en tant qu’entreprises principales et dans le cadre de la sous-traitance.
La circulation entre Marrakech et Agadir est marquée par un fort pourcentage des poids lourds deux fois supérieur à la moyenne nationale ce qui témoigne de son important rôle économique. Par ailleurs, les conditions de circulation sur le réseau existant sont relativement difficiles à cause du relief traversé.
L’ouverture très attendue de cet axe contribuera à stimuler l’activité dans la région et à diminuer de manière significative la les coûts d’utilisations des véhicules et du transport d’une façon générale. Un autre intérêt non moins important de cette autoroute est la décongestion des villes traversées et l’atténuation de la pollution à laquelle elles sont exposées par l’intense circulation des poids lourds. L’autoroute Marrakech-Agadir permettra un gain: - de temps de 2 heures - sur le coût d’utilisation des véhicules de l’ordre de 20% - dans la sécurité de circulation
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